Coopérative funéraire des Deux Rives: des employés «abandonnés» devant la surcharge de travail

14.02.2021
Coopérative funéraire des Deux Rives: des employés «abandonnés» devant la surcharge de travail - Похоронный портал

                                      Ministère de la Culture. CIMETIÈRES ET PATRIMOINE FUNÉRAIRE



JUDITH DESMEULES


Le syndicat des employés de la Coopérative funéraire des Deux Rives dénonce le mauvais climat de travail, le manque d’effectifs ainsi qu’une faible reconnaissance de la part de la direction.  

La coopérative assure la gestion d’une dizaine de centres funéraires dans la région. Le manque d’effectifs ne date pas d’hier. Quand la pandémie a frappé au printemps, les employés composaient déjà avec plusieurs situations difficiles. 

Les décès reliés à la COVID-19 ont rapidement entraîné une surcharge de travail.  

«Ce sont des problèmes généralisés au sein de tous les employés. C’est difficile, on a un volume toujours élevé de novembre à mars. Avec la pandémie, c’est pire. Et on a eu beaucoup de départs. L’employeur ne nous aide pas», déplore Catherine Caron, présidente du syndicat et conseillère principale au centre funéraire de Charlesbourg.  

La coopérative doit composer avec un nombre de défunts de la COVID-19 plus grand qu’à la première vague. Ces défunts doivent être séparés des autres dès l’arrivée en laboratoire, puis les employés doivent utiliser toutes les mesures sanitaires pour traiter les corps. Le processus devient plus complexe et entraîne plusieurs réorganisations.  

«Un gros cocktail qui fait que ça va mal. Les familles dont on s’occupe méritent un très bon service à la clientèle, avec tout ce qu’elles traversent, et ça devient difficile d’assurer ça», ajoute Catherine Caron.  

La situation a poussé le syndicat à utiliser des moyens de pression auprès de la direction afin de se faire entendre.  

«C’est clair qu’on a besoin d’embaucher de nouveaux collègues pour combler tous les besoins de l’organisation, on ne pourra pas continuer longtemps comme ça, à effectif réduit», ajoute-t-elle. 

Prime COVID 

Dans l’immédiat, les employés de la Coopérative funéraire des Deux Rives aimeraient conserver la prime COVID qui leur était attribuée à la première vague. Malgré la surcharge de travail actuelle, la direction a pris la décision de ne pas conserver ce bonus. 

«Sans vouloir se comparer, on voit beaucoup de primes données dans des secteurs d’emploi qui ont peu de contacts avec les cas de COVID, alors que nous, nous sommes directement exposés», soulève la présidente du syndicat. 

Mme Caron pense aux brancardiers qui entrent dans les hôpitaux ou les CHSLD pour y récupérer le corps des défunts, ainsi que les thanatologues qui travaillent avec eux dans les laboratoires.  

«Dans la première vague, il avait fallu faire des moyens de pression pour obtenir la prime. Mais la deuxième vague est pire, et même si on dit qu’on a l’appui de tout le monde, la réponse est non. C’est un manque de respect», ajoute Mme Caron.  

La prime COVID représentait 2$ de plus pour chaque heure travaillée.  

« On aimerait de l’aide de la direction, mais ils sont tous en télétravail. On se sent abandonnés. Nous on est sur le terrain, avec la clientèle et c’est dur » — Catherine Caron, présidente du syndicat

D’habitude, 120 employés travaillent pour la coopérative. Selon le syndicat, ils doivent se débrouiller avec au moins 25 personnes de moins. La direction représente quant à elle environ 10 % des employés.   

«On aimerait de l’aide de la direction, mais ils sont tous en télétravail. On se sent abandonnés. Nous on est sur le terrain, avec la clientèle et c’est dur. Si au moins on avait la prime en guise de reconnaissance, ce serait ça», termine la présidente du syndicat.  

Invitation aux discussions

La direction de la Coopérative funéraire des Deux Rives a répondu aux accusations de son syndicat par un communiqué en fin de journée lundi. Elle a notamment proposé aux employés de choisir une date afin de «négocier l’ensemble des conditions de travail via le renouvellement de la convention collective échue depuis plus de 6 mois».  

La direction indique que son invitation à discuter de cette convention collective a été «ignorée de nombreuses reprises» par le syndicat.  

«La coopérative est sincèrement désolée des moyens de pression proposés à ses employés par le syndicat qui pourraient avoir un impact sur les familles endeuillées. Nous avons confiance que nos employés feront preuve de jugement et qu’ils inviteront plutôt leurs représentants à s’asseoir rapidement avec ceux de la coopérative pour mettre en œuvre une solution constructive», peut-on aussi lire dans le communiqué. 

La direction de la coopérative funéraire ajoute qu’elle ne fera aucun autre commentaire «pour éviter de nuire aux discussions qui devraient avoir lieu entre les instances désignées par les deux parties».




                                                                                             
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