Funéraire : Le business de la mort est en bonne santé

26.01.2020
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Faut-il parler du « marché de la mort » en matière de Silver économie ? Non si on la considère comme écosystème du bien-vieillir. Oui si on ouvre son champ à l’ensemble de la transition démographique. D’autant qu’aujourd’hui la mort se pense et se prépare de plus en plus de son vivant…

Libéralisé depuis 1993, le marché du funéraire est aujourd’hui en pleine croissance. On dénombre plus de 4000 prestataires funéraires en France, pour un chiffre d’affaire du secteur de 2,5 milliards d’euros (plus de 19 milliards d’euros au Japon). Alors que 45% de la population choisit d’organiser ses obsèques à l’avance, les offres de services « ante-mortem » se développent de plus en plus, au-delà des simples contrats obsèques.

Vous avez reçu un emailing d’une société de Wedding Planner après vos 20 ans ? Préparez vous à recevoir des publicités de Death Planner pour vos 70 ans ! La tendance est à l’écologie, la personnalisation, la digitalisation.

Les Kost-Killers de la Mort

Selon une Etude IFOP, pour 53% des français le prix est l’élément déterminant dans le choix d’un monument funéraire. Pas étonnant que les offres low cost s’apprêtent à fleurir sur les tombes : offres de cercueils en carton biodégradables, personnalisables et pas chers, prestataires Low-Cost assumés avec forfait tout compris, gammes de monuments funéraires à poser soi-même…

E-Death un pas vers l’éternité numérique

34% des Français sont prêts à commander un monument funéraire en ligne. Le numérique de l’au-delà se développe : coffres forts numériques, applications pour enregistrer et raconter des histoires à ses petits enfants même après sa mort.

                                                                  

GrantWill, quant à lui, se positionne comme leader européen sur la transmission post-mortem :

« GrantWill est le gardien de votre vie, données personnelles, administratives et numériques. Restez connecté en envoyant des messages personnalisés à vos proches et ennemis après votre disparition ou à des dates spéciales. Transmettez vos informations importantes, informez les bénéficiaires de vos placements financiers et gérez l’avenir de toute votre identité digitale. » 

Mort green : rester écologique même après sa mort, c’est possible ?

Qu’il s’agisse d’inhumation ou d’incinération, les conséquences environnementales sont importantes : utilisation massive de bois pour la construction de cercueils (11 millions d’arbres sains sont coupés par an soit 30 000m2 de forêt), et de matériaux non biodégradables ou polluants. S’ajoute la « formalisation » des corps réalisée par les pompes funèbres qui utilisent jusqu’à 10 litres d’un produit aseptique et stérilisant contenant du formaldéhyde, du méthanol, du phénol, du glycol et de l’éosine afin de ralentir le processus de décomposition. A raison de 614 000 décès en 2018, cela représente 6 millions de litres qui sont ainsi mis sous terre chaque année, soit plus de 16 000 litres par jour… En terme de pollution une inhumation équivaut en moyenne à 3,6 crémations. L’incinération ayant elle aussi des conséquences en terme d’émission de Co².

De nouvelles pratiques sont étudiée à travers le monde, aucune d’entre elle n’est à ce jour autorisée en France : l’aquamation (le corps, plongé dans du sodium ou du potassium pour une décomposition rapide), la promession (le corps du défunt est plongé dans de l’azote liquide), l’umusation (qui consiste à transformer le corps en compost).

Directive anticipée pour la fin de vie

Toute personne majeure peut, si elle le souhaite, faire une déclaration écrite appelée directives anticipées pour préciser ses souhaits concernant sa fin de vie. Ce document aidera les médecins, le moment venu, à prendre leurs décisions sur les soins à donner, si la personne ne peut plus exprimer ses volontés.

REPÈRES

  • L’INSEE annonce 770 000 décès en 2050. 614 000 décès ont été comptabilisés en 2018 (+13% par rapport à 2000).
  • 70% des personnes décèdent dans des établissements de santé (Hôpital et EPHAD), 24% des personnes décèdent à leur domicile.
  • 58% des français déclarent ne pas connaître les formalités et procédures adéquates pour l’organisation d’obsèques (IFOP).
  • La répartition des funérailles : 38% de crémation – 62% d’inhumation.


> Voir la chaine Youtube Silver Economie


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